PTILUC

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BIOGRAPHIE

1956 : Naissance de Ptiluc le 29 décembre, de son vrai nom Luc Lefèbvre, à Mons, Belgique. Comme il l’explique lui-même dans son autobiographie détaillée, il dessine des petits mickeys dans ses cahiers d’écolier, puis dans la marge de ses polycopiés de faculté, et finit par y sacrifier ses études.
1975 : À 19 ans, il survit en travaillant pour des magazines comme Échec à l’échec, Moto News ou Vie privée.
1979 : Publication, enfin, de l’une de ses histoires dans Spatial, le journal des éditions Deligne.
1980 : Il confie à Aïe! les premières planches de Pacush Blues, longue saga temporairement interrompue par le décès de la revue, et reprise trois ans plus tard, en album, par les éditions Vents d’Ouest. Cette série de fables animalières et misanthropes lui ouvre toutes grande les grilles d’un succès longtemps attendu. Ce qui ne l’empêche pas – au contraire – de dessiner de temps à autres quelques albums isolés, comme Faces de rats, l’étrange Amours volatiles, l’inattendu La Geste de Gilles de Chin et du Dragon de Mons ou l’éthylique la Murge.
1992 : Ptiluc remplace un temps le peuple des rats acariâtres par la planète des singes atrabilaires qui peuplent sa nouvelle série, Ni Dieu ni bête.
1994 : Retour à ses premières amours, avec Rat’s, nouvelle série où s’affrontent des rongeurs plus humainement irrécupérables que jamais et des grenouilles à peine moins odieuses. Ptiluc est par ailleurs le champion du monde toutes catégorie de la dédicace iconoclaste.
2000 : Sortie de Tête de Veau et Vinaigrette, le premier volume de Frigo. L’idée de la série est née en 1990 mais n’a pris chair que des années plus tard, quand Joan en a fait part à Ptiluc, dans une station de sport d’hiver où les deux faisaient du ski et des animations. Le scénario a été en partie écrit sur un remonte pente.

Autobiographie : Notre jeune héros naquit un après-midi frisquet, le 29 décembre 1956, à Mons, sympathique bourgade belge coincée entre les champs de terrils et de betteraves… Si, dès l’âge de sept ans, il se jeta tout feu tout flamme dans la confection de petits albums de bandes dessinées pratiquement illisibles et tirés à un exemplaire chacun (tout fait main ), il ne songea à en faire un métier que beaucoup plus tard… Jusqu’à l’âge de 19 ans, il poursuivit des études, comme tous les petits garçons de l’époque destinés à devenir de brillants universitaires… Mais ses résultats scolaires souffrirent constamment du temps passé à la confection des petits albums de BD tirés à un exemplaire dont la progression graphique se faisait petit à petit remarquer. Cette incroyable collection de petits albums peut être admirée au musée Ptiluc dont je ne vous communiquerai pas l’adresse parce que j’ai pas envie qu’on vienne me faire chier toute la journée… Notre jeune héros arriva donc par un beau matin sur les bancs de la faculté des Sciences pour devenir un brillant savant dont son papa serait très fier… Oui, mais le jeune branleur livré à lui-même dans l’enfer des campus ne consacra son temps qu’à la réalisation de caricatures d’affiches pour des boums, et bien évidemment de petits albums tirés à un exemplaire… Après les exams, les parents s’inquiétèrent… Je ne vous raconterai pas les incroyables péripéties hospitalières qui finirent par mettre fin à sa carrière scientifique mais, en septembre 1976, il se retrouvait plein d’espoir aux éditions du Lombard avec sous le bras son premier album entièrement réalisé à la fac. Econduit poliment mais fermement, il se retrouvait sur le trottoir de la rue P. H. Spaak à Bruxelles, avec plein de points d’interrogation au dessus de sa tête. Notre héros était devenu dessinateur de BD… Restait plus qu’à trouver un éditeur… Les sept années qui suivirent furent consacrés à cette tâche ingrate… Alternant les voyages à moto et les planches de BD, il se retrouva chez des tas de petits éditeurs à la vie éphémère : Michel Deligne et son journal « Spatial », trois numéros de « Aïe! », deux de « Vie Privée » puis des crobards pour la presse régionale (Nord Eclair), et différents périodiques pour les profs, les scouts, les étudiants, les auberges de jeunesse, les motards ou les militants du Larzac… Entre la réalisation d’étiquettes pour fromages de chèvre et d’étiquettes de limonade lozérienne, notre héros découvrait des tas de pays en continuant à dessiner des BD qui n’intéressaient aucun éditeur… ou juste un peu… le temps de lui dire : « C’est pas mal, bosse encore, reviens nous voir l’année prochaine… » « Bande de chiens, j’me vengerai ! » pensait-il en remontant sur sa vieille bécane pour repartir dessiner au soleil. Un beau jour, il apprit que les éditions Didier Hatier à Bruxelles cherchait un dessinateur pour illustrer de manière humoristique une méthode audiovisuelle destinée à donner envie aux petits wallons d’apprendre le flamand…. Trois bouquins à illustrer en trois ans, ça lui laissa le temps de continuer à faire d’autres BD que, de toute façon, personne ne voulait publier. À Bruxelles, on lui disait d’aller à Paris, qu’avec des scénarios pareils, il finirait bien par trouver quelqu’un pour les publier… Et à Paris, d’aller voir en Belgique… Sale affaire… Petit à petit, le directeur des éditions Didier Hatier commença enfin à s’intéresser aux dessins de son illustrateur… principalement ceux avec des rats partout… C’est finalement Franquin qui mit fin à ses hésitations… En effet, Franquin suivait depuis un certain temps déjà et avec intérêt l’évolution de ces gribouillis. Il lui donna donc là l’ultime coup de pouce qui devait convaincre l’éditeur… Vite, d’un p’tit coup d’moto, notre héros partit chercher les planches qui croupissaient encore sur une vague liste d’attente chez Dargaud, les ramena à Bruxelles et un mois plus tard naissaient le premier album et les éditions Vents d’Ouest… Le fait que, durant les années précédentes, avait été amassée une importante quantité de planches permit aux trois premiers albums de sortir à quelques mois d’intervalles. A la sortie du quatrième, Vents d’Ouest s’installa à Paris et y prit de l’ampleur grâce au soutien de Hatier Paris. En mars 92, apparurent les Singes publiés par les Humanos… Alors, c’est promis les enfants, dès la fin de ce chapitre, je vous raconte la suite !

BIBLIOGRAPHIE

Pacush Blues en cours de 1983 à 2010

Belles histoires d’Onc’ Renaud (Les) finie de 1986 à 2016

Amours volatiles One shot en 1987

Faces de rat finie de 1987 à 1997

Joyeux Noël, Bonne Année One shot en 1987

Geste de Gilles de Chin (La) finie de 1989 à 1990

Frank Margerin présente en cours en 1992

Ni Dieu, ni Bête en cours de 1992 à 2003

Rouler n’est pas jouer One shot en 1993

Fahrenheit 452 One shot en 1994

Murge (La) One shot en 1994

Illustré (Le Petit) (La Sirène / Soleil Productions / Elcy) en cours en 1995

Mémoires d’un motard (Les) en cours de 1995 à 2005

Rat’s en cours de 1995 à 2014

Rire c’est rire finie en 1995

Tutti Frutti (Stakhano) finie en 1997

Clope attitude One shot en 1999

Foire aux cochons (La) finie de 2000 à 2008

Frigo finie de 2000 à 2001

Techno attitude finie en 2000

Humour vache en cours en 2001

Accros de …en cours de 2003 à 2005

BD Africa (Ptiluc présente) One shot en 2005

Greenpeace – Dessins pour le climat One shot en 2005

Lanfeust par ses amis One shot en 2005

Enfants du XXIe siècle (Les) One shot en 2008

Pire Espèce (La) One shot en 2010

Pieds Nickelés vus par… (Les) en cours en 2011

(AUT) Ptiluc en cours en 2012

Pieds Nickelés (Les) – La collection (Hachette) finie en 2013

Jeux sans frontière One shot en 2014

Petit Prince (Le) (Les Nouvelles Aventures) en cours en 2016

Questionnements sur l’amour moderne